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Il
s'agit du quatrième recul annuel consécutif. "L'objectif ambitieux
consistant à passer sous le seuil des 5 000 personnes tuées a été
largement atteint", a déclaré mardi le ministre des Transports,
Dominique Perben. "C'est la politique de fermeté que nous avons mise
en oeuvre qui a permis d'obtenir ces résultats", a-t-il souligné. En
2004, 5 232 personnes avaient perdu la vie sur les routes de France.
Par classe d'age
le recul du nombre de tués est plus
sensible chez les 18-24 ans (-6,9%) et chez les 25-44 ans (-10,5%).
Les jeunes conducteurs de 18-24 ans représentent malgré tout 23% des
tués en 2005, ce qui reste considérable et ce qui montre que
l'attention doit encore être focalisée sur ce point.
Par type de voie
Les autoroutes ont représenté 6% des
accidents mortels, ce qui est peu compte tenu du trafic enregistré et
de la vitesse sur ces routes. La majorité (54%) des accidents mortes
a lieu sur les routes départementales.
La manne des infractions
De 17,4 millions (!!!) d'infractions ont
été constatées en 2005, à comparer aux 12,9 millions de 2002, soit
34,9% en 4 ans (c'est quand même moins que la flambée du prix des
cartes grises ....). Si l'on raisonne hors contraventions de
stationnement, la hausse est même spectaculaire avec .... 110%
d'infractions en plus (+ 5,5 millions d'infractions). Et le tout à
comparer à un parc roulant de 37 millions de voitures + poids lourds
+ motos.
La progression des infractions est en
très grande partie due (pour 4,6 millions) aux infractions pour
excès de vitesse.
Plus inquiétante est la hausse du nombre
de dépistages positifs pour le taux d'alcoolémie, avec un taux de
3,15% à comparer avec 2,20% en 2001 et 2,77% en 2002. Il y a donc eu
en 2005 plus de contrôles d'alcoolémie, heureusement, soit 11,4
millions de contrôles et 359.229 cas positifs, à comparer à 10
millions de contrôles en 2004 et 277.679 cas positifs.
Conclusion : messieurs les
politiques, ne vous gargarisez pas trop vite de ces résultats. il
reste tant à faire notamment sur la prévention au niveau des jeunes
conducteurs, qui représentent une proportion trop élevée des tués,
sur la dangerosité des motos (8,6 fois plus d'accidents mortels que
pour les voitures de tourisme, proportionnellement au parc roulant)
et sur l'alcool au volant.
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