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Le marché automobile français des voitures
particulières a augmenté de 2,7% en 2005 par rapport à 2004 pour
atteindre 2 067 818 voitures.
Sur l'ensemble de l'année, 420 125
véhicules utilitaires ont été immatriculés, soit une hausse de 2,9%
par rapport à 2004.
Après un bon premier semestre (la
croissance était alors de 5,6% pour le marché des voitures
particulières (VP)), la situation s'est néanmoins dégradée au second
semestre, malgré une actualité produit favorable (restylage de la
307, lancement de la 107 et de la C1, lancement de la nouvelle Clio
....).
Chez les constructeurs français, Peugeot
est stable (-0,3%), Citroën progresse (+5,7%) et Renault recule
(-4,5%).
Chez les constructeurs européens, BMW
(+9%), Mercedes (+11,1%), Volkswagen (+9,5%), Audi (+21,5%)
progressent fortement. Fiat (-4,4%), malgré l'arrivée de la
prometteuse Punto et Opel (-3,5%), pénalisé par l'arrivée tardive du
nouveau Zafira et les performances décevantes de la Corsa reculent.
Chez les constructeurs japonais, c'est
toujours la forme avec Toyota (+11,1%), Suzuki (+16,4%) et Nissan
(+8,6%).
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Points clefs de 2005 :
- Une baisse continue de la part des ventes
aux particuliers, qui ne représentent plus que 58% des ventes (voir
notre article sur la répartition par canal de vente et par
constructeur en
cliquant ici )
-
L'arrivée des voitures "pas chères".
Après l'aérien, le low cost a débarqué en France avec la célèbre
Dacia Logan by Renault (plus de 10 000 voitures vendues depuis son
lancement en juin - et aucun spot de pub !) mais également avec les
Citroen C1 et les Peugeot 107 fabriquées en Europe de l'Est et
vendues à partir de 8 250 €.
-
La chute importante de Renault, qui
représente 25,4% du marché en 2005, contre 27,3% en 2004. En 2000,
Renault représentait 28,2% du marché.
- La progression des marques allemandes,
portées par des nouveautés (Série 1 BMW, Classe B Mercedes) ou des
renouvellement de gamme réussis (Nouvelle Polo, Nouvelle Passat pour
VW, nouvelle A4 pour Audi).
- La force de Toyota qui vendait 15.839
voitures en 1990, 43.698 en 2000 et en a écoulé 87.406 l'année
dernière. (ma) Toyota est fantastique.
Perspectives 2006 :
En France, la consommation des ménages
restant peu dynamique, le marché automobile va continuer à être un
féroce champ de bataille. La clef majeure est détenue par Renault, à
qui appartient de déclencher les hostilités, ou qui va accepter de
voir baisser encore sa part de marché. Peugeot devra tenir jusqu'en
milieu d'année et l'arrivée de sa 207, future star du marché. Citroën
pourrait souffrir de l'âge de son monospace compact, le Picasso et de
l'absence de petit 4x4.
Pour Ford, les temps seront durs en
2006, en l'absence de nouveauté marquante et compte tenu des très
fortes pressions sur les valeurs de marché en occasion. Fiat jouera
son avenir et montrer qu'il peut, avec la Croma et la Punto, stopper
enfin la baisse de ses ventes sur le marché.
Les constructeurs spécialistes auront
des difficultés avec la mise en place des nouvelles règles pour les
véhicules d'entreprise qui pénalisent très fortement les voitures
polluant plus de 200 g/km (cf notre article sur l'évolution de la
fiscalité pour les entreprises). |