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Les parlementaires ont voté jeudi 22 décembre 2005 un changement
majeur dans la politique des aides à l'équipement en voiture dite
"propre".
Contrairement aux apparences, ces aides
n'ont pas diminué. En fait, elles progressent de près de 30%, de
1525€ à 2000€.
En revanche, la liste des voitures donnant droit à ce crédit d'impôt
réduit comme peau de chagrin, d'une soixantaine à une demi-douzaine
seulement...
La proportion des véhicules concernés sur le parc GPL roulant est
encore plus éloquente : seulement 4% des véhicules roulant au GPL
donneraient droit au crédit d'impôt nouvelle formule!
Cette mesure vise vraisemblablement à mieux cibler les achats en
voitures écologiques, et, au-delà, elle va dans le sens d'une
meilleure définition de ces fameuses "voitures propres".
Il ne suffira donc plus d'équiper son
antique R21 d'un bloc GPL pour toucher facilement la prime, tout en
roulant dans une voiture polluant plus que n'importe quelle voiture
actuelle...
Autre exemple : un utilitaire Fiat Ducato pouvait donner droit au
crédit d'impôt, alors même qu'il rejette autour de 300 grammes de
CO2 par kilomètre!
Sans critère objectif, l'attribution de ces aides, jusqu'à présent,
laissait croire que le GPL, l'Electricité ou le Gaz Naturel
n'étaient que des gadgets donnant droit à un label "voiture propre"
tout aussi insignifiant.
On ne peut que se féliciter de voir que
la notion très en vogue de "voiture propre" soit envisagée de façon
un peu plus intelligente. Si toute voiture fonctionnant au GPL (Gaz
de Pétrole Liquéfié), à l'Electricité ou au Gaz Naturel donnait
accès au crédit d'impôt, dorénavant seules celles d'entre elles qui
émettent moins de 140 grammes de CO2 par kilomètre permettront à
leurs acquéreurs de bénéficier du fameux avoir fiscal.
Pourquoi, dès lors, ne pas faire bénéficier des mêmes aides les
voitures diesel ou essence qui répondraient aux mêmes critères de
pollution?
Dépasser les a priori et les labels gadgets, espérons que c'est bien
le sens de cette mesure.
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